Je connaissais mes rêves
Je connaissais mes rêves
Au retour d'Essaouira, après la retraite "Qui suis-je ?", j'ai demandé à Line ce qui lui avait donné envie de venir.
Elle a répondu :
"Il y a longtemps que je cherche ma place. Que je tourne en rond, que j'avance, que je recule, que je vais à gauche, je vais à droite, etc. Mais je n'ose pas franchir le pas. Je connaissais mes rêves, mais j'ai de la peine à les concrétiser."
J'ai un faible pour son "etc.". Elle a fait tout le tour de la boussole, et à la fin elle abrège, comme quelqu'un qui connaît l'itinéraire par cœur.
Mais c'est la dernière phrase que je garde. "Je connaissais mes rêves." Elle ne dit pas qu'elle en cherche, ni qu'il lui manque un déclic. Elle les connaissait.
C'est une situation très particulière, et je la crois très répandue : savoir, et rester sur place.
Qu'est-ce que tu sais déjà, et que tu ne fais pas encore ?
Jean-Marc
Cela me parle beaucoup. C’est mon questionnement actuel. Je connais quelques réponses… Je garde des œillères cependant… savoir et rester sur place… l’avantage caché à rester sur place? Même si je commence à m’éteindre? La peur… le manque de confiance en moi, mes capacités…
Merci beaucoup Jean-Marc pour ce post qui me « remue ».
Je n'utilise pas l'imparfait : je connais mes rêves. Et pourtant, je reste là à me questionner, dans le confort de mes habitudes, avec peut-être la peur d'essayer de les réaliser... Et si je n'y arrive pas, et si je suis déçue ? Est-ce que mes rêves ne sont pas faits pour n'être que des rêves ? Ai-je encore assez de force pour les réaliser, surtout s'ils nécessitent d'ouvrir un nouveau chapitre ? Et en même temps l'envie est de plus en plus forte et je sais que j'ai les compétences et l'énergie nécessaires ...
