Vive la ménopause !!!
Vive la ménopause !!!
Il paraît qu’à la ménopause, le corps devient un temple.
Sauf que dans mon cas, c’est plutôt un volcan en activité, avec des éruptions imprévisibles toutes les 37 minutes, dont la magnitude dépend du taux d’œstrogènes et de mon degré d’adaptation face au monde.
Une minute, je suis une icône du calme intérieur, en parfaite harmonie avec l’univers. La suivante, je suis une torche humaine en quête de glaçons et de pitié.
La couette devient alors mon ennemie jurée. Je la rejette, je la reprends, je la renie à nouveau ,un tango thermique qui ferait fondre les glaces polaires si on me branchait sur le réseau électrique.
Et puis il y a ce moment sacré, celui où, au beau milieu de la nuit, je me réveille en sueur en me demandant si je dors dans un lit ou dans un hammam clandestin. À ce moment-là, deux options s’offrent à moi :
M’énerver, transpirer davantage et me transformer en dragon du chaos.
Philosopher.
J’ai choisi la deuxième voie (principalement parce que le dragon a tendance à mouiller l’oreiller).
Alors j’ai demandé à ma chaleur : « Dis-moi, toi qui m’enflammes à 3 h du matin, que veux-tu ? »
Et elle m’a répondu : « Je veux que tu te souviennes. Que tu brûles encore pour ce qui t’anime. Que tu n’éteignes pas ta flamme, même si ton corps t’envoie des signaux façon feu d’artifice. »
Ah.
D’accord.
Donc, ces bouffées, c’est une sorte de rappel cosmique que la passion n’est pas morte, qu’elle s’exprime juste en mode thermonucléaire.
Et le froid glacial, lui ? Il m’a soufflé tout bas : « Je suis ce qui attend encore d’être réchauffé. Ce que tu n’oses pas encore aimer. Ce que tu retiens. »
Poétique, ce corps. Un peu extrême dans sa méthode pédagogique, mais poétique. Alors, désormais, quand la lave monte, je ne peste plus (enfin, j’essaie).
Je me dis : « Tiens, la vie me traverse encore ! »
Et quand le froid revient, je l’accueille comme une invitation à rallumer le feu… Mais avec douceur cette fois. Pas besoin de tout cramer.
Finalement, la ménopause, c’est peut-être ça :
Un stage intensif de gestion de la chaleur intérieure, une retraite spirituelle sans inscription,
Une initiation au feu sacré de la vie.
Et si un jour on découvre que toutes ces bouffées de chaleur peuvent alimenter une centrale électrique, je me propose comme source d’énergie renouvelable !
Jacqueline
Merci pour cette envolée symbolique et poétique, qui m’a fait sourire
J'adore cette autre façon de voir les choses : regarder de loin et en faire une pensée positive
