Comment …
Comment …
Lorsque le monde me bouleverse et que les événements me touchent en plein cœur, écrire devient un refuge. Un espace pour déposer ce qui fait mal, pour laisser respirer l’émotion et me relier à l’humanité que nous partageons.
Aujourd’hui, ces mots sont offerts à tous les parents qui ont perdus un enfant à travers le monde.
Lorsque la mort, brutale, indicible, nous percute par une tragédie, elle nous rappelle aussi brusquement, que nous sommes en vie.
Les questions du pourquoi nous hantent, comme si une réponse avait le pouvoir d’atténuer la douleur insoutenable qui se loge dans notre cœur, notre corps tout entier.
Accueillir l’insoutenable ? Mais comment, lorsqu’il n'y a pas de réponses à trouver, lorsque tout nous pousse dans l’abîme de l’incompréhension et que celle- ci est si profonde qu’elle nous engloutirait.
L’envie de disparaître à son tour est présente, le sens a disparu, le néant s’est invité et a troué les cœurs.
Existe-t-il encore une raison d’être après le décès d’un enfant ? Comment retrouver une boussole intérieure plus forte que la douleur ?
Assise sur une plage au Maroc, la brume enveloppe le monde et fait disparaître petit à petit la vie. Tout s’estompe, sombre dans une forme de mélancolie qui m’arrache le cœur.
Plus de nuances pour colorer l’horizon, plus de perspectives qui permettent d’ y voir plus clair, plus de limites entre moi et le vide qui m’entoure.
Il n’y aura sans doute pas de réponses au pourquoi, aucune en tout cas qui le fera revenir. Alors comment accueillir l’innommable, l’insoutenable ? Comment trouver ne serait-ce, qu’un brin de réconfort dans ce tsunami ? Comment dans le chaos retrouver une boussole pour revenir dans la vie, le quotidien ?
Comment accepter ? Comment se pardonner ? Comment imaginer que notre cœur puisse un jour guérir…
Dans l’insoutenable le pourquoi engloutit, le comment permettra , un pas après l’autre, tout doucement de vivre avec. De faire de la place au vide laissé , un souffle après l’autre.
Car c’est peut-être la chose la plus précieuse que nous ayons, le souffle …et je crois à son potentiel d’acceptation et de guérison.
Le souffle de vie, le présent insoutenable et l’espérance qu’un jour, puis un autre nous permet de surmonter le deuil et de continuer à vivre.
Avec toute ma tendresse.
Jacqueline
Merci Jacqueline! Tellement bien dit: « Dans l’insoutenable le pourquoi engloutit, le comment permettra , un pas après l’autre, tout doucement de vivre avec. De faire de la place au vide laissé , un souffle après l’autre. » ❤️ 🎈
