Eh toi, tu mâapprivoises ?
Nous marchons, un Ă un, dans lâinfini du dĂ©sert, pas toujours sĂ»rs de nos pas, mais portĂ©s par le vent.
Le soleil caresse nos Ă©paules, le sable chante sous nos pieds : câest une lente traversĂ©e, sans carte ni boussole, juste un appel, quelque part, lĂ -dedans.
Sur le chemin, les cailloux ne manquent pas. Petits, ronds, coupants parfois, souvenirs de chutes, de bosses, de détours.
Ils brillent comme nos failles sous la lumiÚre crue, cabossés, oui⊠mais terriblement vivants.
Ils racontent Ă chaque pas ce que lâon croyait oubliĂ©, ces morceaux de nous quâon traĂźnait, et qui, dans le silence, se mettent Ă parler.
Et puis il y a le sable⊠ah, ce sable⊠Il glisse, il danse, il enlace.
Il efface les traces comme pour dire :
« Allez, recommence⊠mais cette fois, tout en douceur. » Il nous invite Ă dĂ©poser les armures, Ă respirer autrement, Ă devenir un peu plus peau, un peu plus cĆur, un peu plus vrai.
Au-dessus, le ciel veille, vaste et bleu jusquâĂ lâabsurde. En-dessous, la terre vibre, muette mais pleine.
Entre les deux, toi, amplifié.
Chaque émotion devient océan, chaque frisson, un chant ancien.
Tu ressens tout. Trop peut-ĂȘtre. Juste assez sĂ»rement. Ici, on nâĂ©chappe Ă rien. Et câest tant mieux.
Et puis soudain⊠un frémissement.
Un regard oblique, un souffle court, tiens donc ,le renard.
Oui, celui qui habite tes silences.
Il rÎde sous la peau, rusé, doux, insaisissable. Il murmure : « Apprivoise-toi. »
Et la rose, elle, fragile et piquante, sâinvite aussi dans cette aventure sablĂ©e. Elle pose des questions bizarres, celles qui font tanguer le dedans.
Et le Petit Prince, ce drĂŽle dâami, passe parfois entre deux dunes, laisse derriĂšre lui un rire et une Ă©nigme.
Alors tu continues, non pour arriver quelque part, mais pour te rencontrer vraiment.
Pas aprĂšs pas, tu tâouvres Ă ton propre chemin, cabossĂ©, doux, vibrant, un brin farfelu, comme la vie, finalement.
Jacqueline
Message de courtoisie pour toi si tu es toujours en rĂ©flexion pour une de nos propositions đ
En ce qui concerne les retraites dĂ©sert dâOctobre 2026, les deux sont confirmĂ©es. Il reste quelques places dans chacune et nous fermons les inscriptions le dimanche 27/09 Ă minuit. AprĂšs il sera trop tard pour cette annĂ©e.
Alors peut-ĂȘtre est-il temps de rĂ©aliser ton rĂȘve ?
A NOTER : Les RDV se prennent sur les pages de présentation uniquement (tu as accÚs à notre agenda)
đȘ Sahara - OCTOBRE 2026 du 03 au 10 - PASâSAGE Marche et MĂ©ditation dans le dĂ©sert (version bivouac itinĂ©rant avec 4/5h00 de marche quotidienne).
Le lien est ici : https://taap.it/PsBa3CW
đȘ Sahara - OCTOBRE 2026 du 10 au 18 - LA VOIX DU PETIT PRINCE dans le dĂ©sert (version bivouac fixe avec marche facultative).
Le lien est ici : https://taap.it/MUBHUY0
đą Notre maison est Ă nouveau ouverte - Ă quelques personnes - en 2027 pour une semaine « Ensemble, lâOasis intĂ©rieure ». Pour accĂ©der aux dates, tĂ©lĂ©charge la brochure.
Le lien est ici : https://taap.it/oL1wY8t
đȘ Sahara - MARS 2027 - RENAITRE DANS LE DĂSERT - Les inscriptions sont ouvertes et les premiĂšres demandes viennent de nous parvenir. Les dates sont du 27/03 au 04/04/2027.
Le lien est ici : https://taap.it/RT9bap9
Nous ne le dirons jamais assez : Il nâest JAMAIS TROP TĂT pour rĂ©server ta place. Plus tĂŽt le groupe est constituĂ© et le dĂ©part confirmĂ©, meilleurs sont les tarifs des vols pour toi et pour tout le groupe.
Sache quâĂ partir de 2027, nos projets changent : nous diminuons le nombre de nos retraites dĂ©sert ET nous augmentons tous nos tarifs afin de continuer dâamĂ©liorer nos propositions.
Remettre ton rĂȘve Ă demain câest risquer de ne jamais le voir se rĂ©aliser. Peut-ĂȘtre est-il temps de prendre enfin soin de toi ?
Nul ne sait de quoi demain est fait, ni mĂȘme sâil y aura un demain. Si partir avec nous est une vĂ©ritable envie pour toi, nous tâinvitons Ă te choisir, maintenant.
Prends RDV sur la page de la proposition qui tâappelle et discutons-en de vive-voix.
Retrouve toutes nos propositions sont ici:
https://taap.it/NucO9RF
Fais-toi une belle (fin) journĂ©e selon le fuseau horaire qui est le tien đșđŠ
Jean-Marc & Jacqueline
Ma mémoire de poisson rouge
Il y a cette chose Ă©trange qui sâest invitĂ©e dans ma vie depuis quelques annĂ©es, sans frapper Ă la porte.
Elle est entrĂ©e doucement, puis elle a tout rĂ©arrangĂ© de lâintĂ©rieur dans mon corps, mon cĆur et mĂȘme dans ma tĂȘte.
Avant, mon esprit était rapide, créatif et performant. Un peu dispersé, certes avec toujours 1000 idées à la seconde, mais capable de tenir une direction, de la suivre, de la faire grandir.
Je pouvais parfois partir dans tous les sens et pourtant produire, créer, structurer. Et puis la ménopause est arrivée.
Et avec elle, quelque chose sâest fissurĂ©. Ma mĂ©moire est devenue un lieu instable.
On me parle, je dis oui, et quelques secondes plus tard, les mots se sont Ă©vaporĂ©s. Comme sâils nâavaient jamais existĂ©.
Je me surprends Ă oublier. Des choses simples mais aussi des dĂ©tails importants. Et ce nâest pas seulement gĂȘnant. Câest carrĂ©ment humiliant, parfois.
Parce que ça touche Ă quelque chose de profond : le sentiment de ne plus ĂȘtre compĂ©tente, organisĂ©e, fiable.
Franchement ? Câest dĂ©testable comme sensation.
Je passe des journĂ©es entiĂšres Ă courir aprĂšs ma concentration, rĂ©aliser que je ne suis plus aussi rapide, prendre de plein fouet les remarques qui disent : mais je te lâai dĂ©jĂ ditâŠ
La procrastination qui ne faisait quâexceptionnellement partie de ma vie trouve soudain un terrain fertile. Elle sâinstalle lĂ oĂč ma concentration sâeffrite,
LĂ oĂč mon Ă©nergie ne rĂ©pond plus comme avant. Tout devient plus flou.
Plus poreux.
Plus fragile.
En termes dâestime de soi, on peut mieux faire⊠A cela sâajoutent les Ă©motions.
Elles montent, elles plongent, elles me prennent sans prévenir.
La nostalgie, surtout, sâinvite chaque fois avec une force inattendue.
Elle me ramĂšne Ă ce qui Ă©tait, Ă ce que jâai Ă©tĂ©, Ă ce qui ne reviendra pas. AlorsâŠ
Comment garder un fil au milieu de cette tempĂȘte ?
Comment garder de la stabilitĂ© quand tout dedans semble se transformer ? Une des choses qui mâaide, câest de mâarrĂȘter.
Chaque jour, je mâassieds. Cinq minutes.
Dix parfois.
Je respire.
Jâoffre de la prĂ©sence Ă mon corps, Ă ma respiration, je ressens mes Ă©motions et je fais de la place.
Je ne cherche pas à corriger quoique ce soit. Je ne cherche pas à compenser, ni à réduire. Je cherche à rester là .
Juste lĂ et câest dĂ©jĂ Ă©norme.
Jacqueline
Comment âŠ
Lorsque le monde me bouleverse et que les Ă©vĂ©nements me touchent en plein cĆur, Ă©crire devient un refuge. Un espace pour dĂ©poser ce qui fait mal, pour laisser respirer lâĂ©motion et me relier Ă lâhumanitĂ© que nous partageons.
Aujourdâhui, ces mots sont offerts Ă tous les parents qui ont perdus un enfant Ă travers le monde.
Lorsque la mort, brutale, indicible, nous percute par une tragédie, elle nous rappelle aussi brusquement, que nous sommes en vie.
Les questions du pourquoi nous hantent, comme si une rĂ©ponse avait le pouvoir dâattĂ©nuer la douleur insoutenable qui se loge dans notre cĆur, notre corps tout entier.
Accueillir lâinsoutenable ? Mais comment, lorsquâil n'y a pas de rĂ©ponses Ă trouver, lorsque tout nous pousse dans lâabĂźme de lâincomprĂ©hension et que celle- ci est si profonde quâelle nous engloutirait.
Lâenvie de disparaĂźtre Ă son tour est prĂ©sente, le sens a disparu, le nĂ©ant sâest invitĂ© et a trouĂ© les cĆurs.
Existe-t-il encore une raison dâĂȘtre aprĂšs le dĂ©cĂšs dâun enfant ? Comment retrouver une boussole intĂ©rieure plus forte que la douleur ?
Assise sur une plage au Maroc, la brume enveloppe le monde et fait disparaĂźtre petit Ă petit la vie. Tout sâestompe, sombre dans une forme de mĂ©lancolie qui mâarrache le cĆur.
Plus de nuances pour colorer lâhorizon, plus de perspectives qui permettent dâ y voir plus clair, plus de limites entre moi et le vide qui mâentoure.
Il nây aura sans doute pas de rĂ©ponses au pourquoi, aucune en tout cas qui le fera revenir. Alors comment accueillir lâinnommable, lâinsoutenable ? Comment trouver ne serait-ce, quâun brin de rĂ©confort dans ce tsunami ? Comment dans le chaos retrouver une boussole pour revenir dans la vie, le quotidien ?
Comment accepter ? Comment se pardonner ? Comment imaginer que notre cĆur puisse un jour guĂ©rirâŠ
Dans lâinsoutenable le pourquoi engloutit, le comment permettra , un pas aprĂšs lâautre, tout doucement de vivre avec. De faire de la place au vide laissĂ© , un souffle aprĂšs lâautre.
Car câest peut-ĂȘtre la chose la plus prĂ©cieuse que nous ayons, le souffle âŠet je crois Ă son potentiel dâacceptation et de guĂ©rison.
Le souffle de vie, le prĂ©sent insoutenable et lâespĂ©rance quâun jour, puis un autre nous permet de surmonter le deuil et de continuer Ă vivre.
Avec toute ma tendresse.
Jacqueline
Les mots que je n'attendais pasâŠ
Sortant de chez le coiffeur, je suis rentrée ce soir-là avec l'espérance de recevoir un commentaire de mon homme sur ma nouvelle couleur ou tout du moins sur le fait que ma coiffeuse avait fait des miracles avec ma tignasse.
Mais il n'a rien ditâŠ
Vraiment ? dirait-il en souriant.
Et souriant en retour, je devrais lui donner raison car en réalité il ne m'a pas, rien dit. Il m'a dit ce que je n'attendais pas !
Combien de fois dans ma vie ai-je espéré, secrÚtement, des commentaires du genre : « oh⊠comme ça te va bien » ou « waouh, tu es belle comme ça ». Plein de fois à n'en pas douter.
Mais ce soir-lĂ , aprĂšs une sensation de dĂ©ception, il sâest passĂ© quelque chose qui mâa profondĂ©ment marquĂ©e.
Il a levĂ© les yeux de son livre, m'a regardĂ©e âŠvraiment regardĂ©e, et il a dit : « Tu sembles lĂ©gĂšre, ce soir. »
LégÚre.
Pas belle. Pas coiffée. Pas transformée. LégÚre.
Jâai mis quelques secondes Ă comprendre ce qui venait de se passer en moi. Parce que ce mot-lĂ ne parlait pas de mes cheveux.
Il parlait de moi.
De ce qu'il avait vu dans ma façon d'entrer, de poser mon sac, de sourire sans raison particuliÚre.
Il avait lu quelque chose que mĂȘme moi je n'avais pas encore nommĂ©. Combien de fois ai-je confondu ĂȘtre vue et ĂȘtre regardĂ©e ?
Ătre vue, c'est l'affaire d'un miroir.
Ătre regardĂ©e, vraiment, c'est l'affaire d'une prĂ©sence. La premiĂšre rassure la surface.
La seconde touche quelque chose de plus profond, de plus fragile aussi, ce noyau en moi qui ne se laisse pas coiffer, ni colorer, ni mettre en valeur par une nouvelle coupe.
Ce soir-lĂ , j'ai reçu un compliment que je n'aurais jamais formulĂ© pour moi-mĂȘme.
Et paradoxalement, c'est celui qui m'a le plus rejointe, le plus touchĂ©e et celui qui sonnait le plus juste ! Car oui, je me sentais lĂ©gĂšre et dans cette lĂ©gĂšretĂ© il y avait de la beautĂ©, de la fiertĂ©, du bonheur, de lâamour de soi.
Peut-ĂȘtre que les mots qui mâatteignent le plus sont prĂ©cisĂ©ment ceux que je nâai pas espĂ©rĂ© recevoir. Ceux qui arrivent sans que jâaie tendu la main. Ceux qui disent non pas ce que jâai fait de moi, mais ce que je suis, malgrĂ© moi, ce jour-lĂ . En toute simplicitĂ©, en toute transparence, avec la justesse qui parle directement Ă mon cĆur sans passer par la case attendue du compliment.
LégÚre.
Je nâai jamais oubliĂ©.
Et à chacune de mes sorties du coiffeur, je me souviens de cette soirée et de ce mot offert. Et devinez quoi ? A chaque fois, non seulement le sentiment de légÚreté me donne la banane mais en plus je crois que ça se voit !
Et si c'Ă©tait cela, finalement, l'une des formes les plus rares de l'amour, non pas dire Ă l'autre ce qu'il veut entendre, mais lui dire ce qu'il ne sait pas encore de lui-mĂȘme ?
Jacqueline
Les ingrédients de notre recette de couple, à la mode JMJ
Temps de préparation : toute une vie
Temps de cuisson : au feu doux du quotidien
Difficulté : variable selon la météo intérieure
Portions : pour deux cĆurs vaillants (et plus, si affinitĂ©s)
Ingrédients essentiels :
1 dose gĂ©nĂ©reuse dâIntimitĂ© (Ă saupoudrer sans modĂ©ration, mĂȘme aprĂšs 20 ans)
Ajouter :
Une pincĂ©e de surprise chaque semaine (ou plus, selon lâhumeur)
3 cuillĂšres Ă soupe de tendresse
1 bol bien rempli de communication (bio de préférence, sans reproche)
2 belles poignĂ©es dâauthenticitĂ© et de transparence
Une grosse louche de complicité (à mijoter à feu doux)
Une cuillĂšre de routine, pour stabiliser la pĂąte
Quelques Ă©clats dâimprĂ©vu, pour relever le tout
500g de partage et dâĂ©coute, finement Ă©mincĂ©s
Un bouquet garni de gratitude, de reconnaissance et dâhumilitĂ©
1 zeste de folie douce (non listée mais recommandée par la maison) !
Ingrédients subtils mais cruciaux :
2 doses dâespace (lâun pour lâautre, et chacun pour soi)
1 sachet de respect, Ă ne jamais oublier
1 cuillÚre à café de vulnérabilité (bio et locale)
3 gouttes dâaccueil dans chaque regard
Une infusion quotidienne dâamour, de sĂ©curitĂ© et de joie
1 poignée de lùcher-prise et quelques compromis, à laisser reposer toute la nuit.
Une pincĂ©e de tolĂ©rance et dâacceptation Ă verser au bon moment
Quelques rĂȘves partagĂ©s, bien frais
1 trait dâhonnĂȘtetĂ© (mĂȘme si ça pique un peu)
Une bonne cuillĂšre de savoir, demander de lâaide
Une louche dâaider et soutenir en retour
1 cuillĂšre Ă soupe bombĂ©e de dĂ©sir et une autre dâenvie
Et pour finir : Simplicité, en topping généreux.
Préparation :
Commencez par faire fondre la tendresse avec la communication, Ă feu doux. Laissez infuser vos intentions.
Ajoutez peu Ă peu lâauthenticitĂ© et la transparence. Remuez avec dĂ©licatesse.
Incorporez lâimprĂ©vu Ă la routine, en alternance, jusquâĂ obtention dâune pĂąte souple.
Saupoudrez de surprises et de petits gestes gratuits, puis laissez lever dans un climat de confiance.
Nâoubliez pas dâassaisonner chaque jour avec un zeste de joie, une cuillĂšre dâĂ©coute, et une pincĂ©e de reconnaissance.
Lorsque des bulles de tension apparaissent, baissez le feu, ajoutez de lâespace, un soupçon de pardon, et une bonne cuillĂšre de respect.
Goûtez réguliÚrement : ajustez en amour, en désir, ou en silence partagé selon les besoins.
Servez bien chaud, avec un grand verre dâhumour, un dessert de rĂȘves, et, pourquoi pas, un brin de folie.
Astuce du chef :
La recette nâest jamais figĂ©e. Chaque jour, vous pouvez y ajouter une Ă©pice nouvelle. Lâessentiel est de cuisiner ensemble. MĂȘme quand ça dĂ©borde. Surtout quand ça dĂ©borde !
Jacqueline
Le goût du monde
TrĂšs tĂŽt dans mon enfance, puis dans lâadolescence, jâai ressenti le besoin profond de comprendre le monde. Lâinjustice et le dĂ©sĂ©quilibre me faisaient dĂ©jĂ mal. Face Ă mes questions sans fin et Ă leurs explications qui ne suffisaient plus, mes parents mâont offert un cadeau inestimable :
âVa, ma fille ! Va dĂ©couvrir le monde ! Vois par toi-mĂȘme ! Ouvre ton horizon et forge-toi tes propres opinions.â
Jâavais 17 ans.
Et je suis partie.
Seule.
En Israël.
Jâai travaillĂ© dans un orphelinat prĂšs de HaĂŻfa. Jâai dĂ©couvert un pays, une langue, une histoire⊠et tellement plus. Les enfants dont jâavais la charge faisaient partie de ces ĂȘtres extra-ordinaires que la vie vous offre comme des rencontres charniĂšres.
PolyhandicapĂ©s lourds, parfois sans espoir de grandir, ils mâont transmis lâamour, la tolĂ©rance, la patience⊠et la VIE, avec un grand V.
Celle qui commence un jour et se termine un autre, parfois plus vite que prévu.
Najla faisait partie du personnel de nuit. Chaque nuit, nous veillions ensemble sur le sommeil des enfants. Malgré la barriÚre de la langue, nous refaisions le monde, dans le silence des dortoirs. Et au petit matin, Najla préparait un café.
Un café aussi fort que la nuit était noire. Un café qui retournait mes intestins⊠Mais que je buvais.
Non pas pour son goĂ»t, il Ă©tait beaucoup trop fort. Ni par envie, jâaurais rĂȘvĂ© dâun jus de fruit.
Mais pour le rituel.
Le premier café du matin.
Celui que je nâaurais manquĂ© pour rien au monde.
Les gestes de Najla, prĂ©cis, rĂ©pĂ©tĂ©s chaque jour, avaient quelque chose de sacrĂ©. Pendant quâelle le prĂ©parait, nous ne parlions pas.
Le silence avait sa propre chaleur. Puis venait le moment de boire, avec mes grimaces discrĂštes, et enfin⊠celui que jâaimais par-dessus tout : retourner la tasse, observer le marc de cafĂ© qui avait glissĂ© le long des parois, et lire lâavenir dans ses formes Ă©tranges.
Est-ce que jây ai cru ?
Je ne sais pas. Et peut-ĂȘtre que ce nâest pas la question.
Car 29 ans plus tard, je reste Ă©merveillĂ©e chaque fois quâau fond dâune tasse se dessine un message.
Jacqueline
La tendresse
La tendresse est pour moi comme une poĂ©sie dont chacun peut ĂȘtre lâauteur lorsquâil met son cĆur Ă disposition du monde pour honorer lâautre.
La tendresse se passe souvent de mots. Elle est lâexpression simple et authentique de lâinstant prĂ©sent capturĂ© dans le partage dâune Ă©motion. Libre de toute convention, la tendresse prend ses aises nâimporte oĂč, dans nâimporte quel contexte, elle est permise Ă tous et se fiche des conventions.
La tendresse est gratuite, elle est un cadeau spontané comme un chuchotement de notre ùme qui se manifeste par un geste ou quelques paroles de douceur et de bienveillance.
Dans lâexpression de la tendresse je trouve du rĂ©confort, du partage, du soin, de lâAmour Universel qui dĂ©passe largement les frontiĂšres du possible. Nul ne devrait ĂȘtre restreint dans le fait de donner de la tendresse ou dâen recevoir.
Nul ne devrait se sentir gĂȘnĂ© par un acte dâune telle dĂ©licatesse de cĆur, ni sâen offenser.
A la tendresse ! A la vie !
Jacqueline
Chuchotements
Suspendue entre terre et ciel notre complicitĂ© se pare de milles Ă©toiles comme de milles grains de sable dĂ©posĂ©s au creux de nos cĆurs.
ChuchotĂ©s Ă lâoreille, nos mots Ă©voquent douceur et tendresse, joie et brins de folies, rĂȘves et dĂ©sirs.
La complicitĂ© est une Ă©nergie, de vie. Transformatrice et vivante, crĂ©ant la rencontre dans lâintimitĂ©. Nul besoin de parler fort ou dâaffirmer. Nul besoin dâavoir raison ou de convaincre. Nul besoin de paraĂźtre ou de disparaĂźtre.
Lâespace de la complicitĂ© rend, Ă elle seule, hommage Ă la vie qui se rĂ©unit entre toi et moi. En toute simplicitĂ© je peux te partager ce qui est lĂ pour moi, avec authenticitĂ© je peux dĂ©voiler mes Ă©motions les sachant accueillies avec bienveillance, en toute transparence je peux te dire les mots qui mâhabitent avec la certitude quâils ne seront ni transformĂ©s, ni condamnĂ©s.
Câest un espace sacrĂ©, dâune grande valeur. Jây dĂ©pose ma confiance comme mes doutes, mes joies comme ma tristesse.
Dans ces moments de complicitĂ© je retrouve mon essentiel et je te lâoffre, agrandissant ainsi lâhorizon de mes espoirs, de mes dĂ©sirs et de mes folies.
Jacqueline
La complicité
La complicité est ce fil invisible qui tisse les ùmes et éclaire mes jours.
Elle se cache dans un regard volĂ© au silence, dans un Ă©clat de rire qui fend la nuit, dans une main qui effleure lâautre sans avoir besoin de mots.
Elle est lĂ , dans ces petits riens qui font tout : partager un cafĂ© encore fumant, se frĂŽler en cuisinant, sâendormir dos Ă dos et rĂȘver, ensemble.
Câest dans la simplicitĂ© des gestes quâelle grandit ; un clin dâĆil au dĂ©tour dâun couloir, une chanson fredonnĂ©e quâon reconnaĂźt et reprend en chĆur. Elle se nourrit dâinstants ordinaires qui deviennent prĂ©cieux parce quâils sont partagĂ©s. Une danse improvisĂ©e dans la cuisine, un regard complice face Ă une anecdote que nous seuls comprenons, un fou rire au milieu des courses.
Mais la complicitĂ©, câest aussi cette lumiĂšre douce qui Ă©claire mes jours plus gris.
Savoir offrir une Ă©coute patiente, deviner les silences et ne pas avoir peur de les habiter. Câest apprendre Ă marcher cĂŽte Ă cĂŽte, mĂȘme quand les pas sont hĂ©sitants, mĂȘme quand les routes divergent un instant.
Elle nâexige rien mais donne tout. Elle ne se force pas, elle se tisse. Elle demande quâon la cultive comme un jardin secret, quâon lâarrose de confiance et de curiositĂ©. Et lorsquâelle sâĂ©panouit, elle devient refuge et promesse.
Dans lâamour, la complicitĂ© est ce qui transforme le quotidien en voyage. Elle est cette main tendue pour traverser les tempĂȘtes et cet Ă©clat dâĂ©toile dans les nuits trop noires.
Grandir Ă deux, câest savoir que je ne suis jamais seule. Câest marcher ensemble, le cĆur lĂ©ger, vers tout ce qui reste Ă rĂȘver.
à notre complicité et nos fous rires !
Jacqueline

