
Je me couche fatigué d’une journée pleine de défis. Je me réveille en pleine nuit après avoir eu le sentiment de flotter entre l’éveil et le sommeil.
Il est 1h11…
Mes pensées commencent à s’agiter : je rumine sur ma journée, je me dis que je ne vais jamais y arriver, que ça ne marchera pas, que je ferai mieux d’abandonner…
Mon mental revit la journée et je parviens pas à l’arrêter… Je pense à ce que j’aurai dû ou pu faire autrement. A ce que j’aurai pu dire ou ne pas dire dans cette situation stressante… A la façon dont les choses pourraient être différentes si seulement ceci ou cela…
… et ça empire ce sentiment d’anxiété, cette oppression dans la poitrine.
Je me lève et décide d’aller m’asseoir dans le bel espace de méditation que nous avons créé à la maison. J’allume la guirlande et la grosse lampe à sel et là, dans la lumière orangée, chaleureuse, je m’abandonne…
J’observe mon esprit qui bondit de branche en branche, comme un singe affolé…
Et je respire, lentement et aussi calmement que possible… En portant mon attention sur les sensations liées à l’inspiration et à l’expiration…
J’observe mon mental qui vient tambouriner à la porte de mon attention, comme pour me détourner de cet instant magique…
C’est OK, je le sais. Il ne s’agit pas de ne plus penser. C’est impossible.
Il s’agit simplement d’observer les pensées qui se présentent comme une longue file d’attente… et de raccompagner mon attention 1, 2, 10, 50 fois vers ma respiration…
Je sais que c’’est comme si mon souffle pouvait dissiper les lourds nuages qui planent dans mon esprit. J’en ai fait mille fois l’expérience.
Alors, avec beaucoup de douceur et de fermeté, je décide de ramener – encore et encore – mon attention à mon corps, assis ici et qui respire.
Petit à petit, ma grisaille mentale s’estompe, comme de gros nuages sombres qui se dissolvent après l’orage… Je ressens une sensation d’espace et d’aise…
Il est là le secret : entrainer mon attention, comme un muscle, à demeurer dans l’instant.
Je ne dis pas que c’est facile. je dis juste que c’est possible.
C’est possible de surmonter le stress et l’anxiété avec la méditation pleine conscience.
Et toi, comment ça se manifeste pour toi ?
Comment t’y prends-tu lorsque ton esprit s’agite ? Que fais-tu lorsque l’angoisse ou l’anxiété viennent frapper à porte de ton esprit ?
Puisses-tu être en bonne santé, ressentir le bonheur et la joie d’être en vie.
Apaiser le stress passe aussi par de petits gestes tout simples. Autorise-toi d’abord à poser tes limites pour te protéger, puis demande-toi si ton anxiété ne vient pas de plus loin, de l’enfance. Quand la peur te serre, tu trouveras neuf façons de la surmonter en conscience.
Et pour respirer un peu chaque semaine, rejoins ma lettre « Au coin du feu » ici.

Jean-Marc Terrel est facilitateur de pleine conscience. Instructeur MBSR certifié et auteur de « L’art de vivre en pleine conscience » (320 pages, Éditions de Mortagne, 2019), il accompagne depuis plus de vingt ans des personnes en quête de présence et de sens. Il anime des retraites et voyages initiatiques, une application mobile de méditation et vit aujourd’hui dans la campagne près d’Essaouira. Son approche, la Voie de l’Instant, tient en une intuition simple : rien à devenir, juste à se souvenir. Avec sérieux, mais sans se prendre au sérieux. Tous réseaux confondus, plus de 250 000 personnes le suivent, et l’on prolonge la conversation sur La Tribu.
